Trois outils qui ne font pas la même chose

Si vous cherchez à automatiser quelque chose en 2025, vous avez probablement croisé Make, n8n et OpenClaw. Les trois font de l'"automatisation". Mais les comparer directement, c'est un peu comme comparer un GPS, une voiture et un chauffeur. Les trois vous aident à aller d'un point A à un point B. Pas de la même façon.

Make : le no-code pour connecter des apps

Make (anciennement Integromat) est un outil visuel. Vous dessinez des workflows : quand cet événement se produit dans cette application, fais ça dans cette autre application. Formulaire reçu sur Typeform ? Crée une ligne dans Google Sheets et envoie un email via Mailchimp. C'est exactement ça que Make fait très bien.

L'interface est claire, il y a plus de 1 500 connecteurs, et vous n'avez pas besoin d'écrire une ligne de code. Pour des automations simples et déterministes, c'est imbattable en rapidité de mise en place.

Le problème : Make est un outil de tuyauterie. Il connecte des choses. Il ne pense pas. Si le formulaire reçoit une réponse inattendue, si le contexte change, si la situation est un peu hors des clous, il fait n'importe quoi ou il plante. Et vos données sont hébergées sur les serveurs de Make, aux États-Unis.

Make convient si : vous voulez connecter des SaaS entre eux pour des flux de données structurés, votre équipe n'est pas technique, et vous n'avez pas de contrainte RGPD forte.

n8n : la version open-source pour les équipes tech

n8n, c'est le même concept que Make, mais open-source et auto-hébergeable. Vous pouvez le faire tourner sur votre propre serveur, ce qui règle la question des données. L'interface est moins soignée que Make, mais la flexibilité est bien supérieure, vous pouvez insérer du code JavaScript ou Python dans vos workflows, construire des nœuds personnalisés, créer des automatisations vraiment complexes.

Il y a une communauté active, des centaines de templates, et un modèle économique honnête : gratuit en self-hosted, payant si vous voulez la version cloud hébergée par eux.

Même limite que Make : c'est du workflow déterministe. Vous définissez les règles à l'avance. L'outil les suit. Il n'improvise pas. Pour des cas non prévus, il ne sait pas quoi faire.

n8n convient si : vous avez une équipe technique, vous voulez héberger vous-même pour contrôler vos données, et vos workflows sont complexes mais structurés.

OpenClaw : l'agent IA, pas le workflow

OpenClaw est une autre catégorie d'outil. Ce n'est pas un outil de workflow, c'est une plateforme pour faire tourner un agent IA autonome sur votre machine.

La différence fondamentale : un workflow fait ce que vous avez programmé. Un agent comprend ce que vous voulez, et décide comment le faire. Si votre email habituel arrive de façon inhabituelle, l'agent s'adapte. Si une situation sort des clous prévus, il improvise dans les limites que vous lui avez fixées, ou il vous demande.

C'est ça l'autonomie. Et c'est ce qui rend OpenClaw inutile pour certains cas (les flux de données purs, les synchronisations massives) et irremplaçable pour d'autres (assistant personnel, gestion de la relation client, tâches qui demandent du jugement).

OpenClaw tourne 100% en local. Vos données ne bougent pas.

OpenClaw convient si : vous voulez un assistant IA qui gère votre messagerie, fait de la veille, aide votre équipe au quotidien, et prend des décisions simples sans que vous ayez à lui expliquer chaque cas à l'avance.

Peut-on les combiner ?

Oui, et c'est souvent la meilleure configuration. n8n pour les workflows structurés à fort volume (synchronisation CRM, traitement de commandes, exports automatiques). OpenClaw pour la couche intelligente (comprendre les emails entrants, répondre aux demandes, faire de la veille, assister l'équipe).

Make si votre équipe n'est pas technique et que vous avez besoin de quelque chose rapidement sans passer par un serveur.

La vraie question à se poser

Pas "quel outil est le meilleur ?" mais "qu'est-ce que je veux automatiser ?"

Si la réponse, c'est "connecter mon CRM à mon outil de facturation quand une commande est passée", Make ou n8n. Si la réponse c'est "je veux un assistant qui gère mes emails, suit mes projets et m'alerte sur ce qui mérite mon attention", OpenClaw.

Et si c'est les deux, les deux.

Q : OpenClaw peut-il remplacer complètement Make ou n8n ? A : Non, et ce n'est pas son objectif. Pour des flux de données structurés à fort volume, Make et n8n sont plus adaptés. OpenClaw excelle là où il faut du jugement et de l'adaptabilité.

Q : Peut-on utiliser OpenClaw sans aucune connaissance technique ? A : L'installation requiert un minimum de Terminal. C'est pourquoi Claws existe, on gère la partie technique pour vous.

Q : n8n est gratuit, OpenClaw aussi. Où est le piège ? A : Le coût réel de ces outils, c'est le temps de configuration et de maintenance. Un outil gratuit mal configuré ne vaut rien. C'est là que l'accompagnement fait la différence.


Vous hésitez encore sur l'outil adapté à votre situation ? Décrivez-nous votre cas, on vous dit honnêtement ce qu'on recommande, même si ce n'est pas nous.